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Les idées reçues sur la loi du 11 février 2005 pour l’accessibilité des ERP de 5ème catégorie

Le jeudi 22 mars 2012

Les ateliers que nous organisons sur les obligations de mise aux normes pour l’accessibilité des ERP aux personnes handicapées, dont la majorité des participants sont pour le moment des ERP privés de 5ème catégorie, nous permettent de relever, lors des échanges avec les gérants, un certain nombre d’idées reçues ou remarques sur l’application de la loi 2005-102 du 11 février 2005 pour l’accessibilité des ERP en 2015.

Loin d’être une généralité, certaines reviennent de façon récurrente aussi, nous avons souhaité vous en faire part en tentant d’y répondre :

Une des difficultés entraînant cette réaction, vient du fait que, paradoxalement et bien que la mise aux normes pour au moins une partie de l’établissement soit obligatoire en 2015, les ERP de 5ème catégorie n’étaient pas tenu de réaliser un diagnostic au 1er janvier 2011.

Cette première étape à su préparer les plus gros établissements et les collectivités au processus de mise aux normes et surtout, à l’ampleur du travail à réaliser en termes de travaux et de délais.

Les gérants pensent souvent que le gouvernement, en période difficile, ne pourra leur demander un nouvel effort entraînant un investissement de temps et de coûts supplémentaires. Et pourtant, il réaffirmait récemment sa volonté de tenir le cap (qui sera, à n’en pas douter, tenu peu importe l’issue des élections à venir). Il n’y aura donc pas de délai supplémentaire pour que tous les ERP soient en conformité afin de respecter “le principe d’accessibilité pour tous, quel que soit le handicap”.

Quant à la capacité de contrôle, cela peut souvent leur sembler une utopie et pourtant, que ce soit à priori, à posteriori ou fait par les usagers eux mêmes qui pourront se rapporter à l’autorité compétente pour notifier une non conformité, tout est pensé pour une efficience dans le respect de la loi.

Si c’est le cas alors bravo, mais il est toujours très délicat de constater qu’un gérant d’établissement à fait des efforts lors de précédents travaux pour intégrer l’accessibilité mais que les critères sont mal ou pas assez appliqués. Les critères sont très strictes, normés et ils prennent en compte un ensemble de fonctions. Ainsi l’accessibilité ne peut être complète que si elle est abordée dans son ensemble, méthodiquement et avec du bon sens.

Une erreur de quelques millimètres sur une largeur de porte ou de positionnement d’un lavabo par exemple et il faut casser pour refaire. Par ailleurs, l’accessibilité ne se limite pas à appliquer des critères, le personnel doit intégrer des réflexes naturels pour assurer une pleine accessibilité. Il nous est arrivé de voir un pot de fleurs au milieu d’un palier de repos d’un plan incliné.

Cela est en partie vrai, il existe bien une souplesse dans la mise en conformité mais dans certains cas seulement, impact trop important sur l’activité de l’entreprise, impossibilité technique, bâtiment classé...etc. Cependant, d’une part ces dérogations doivent être étayées de façon extrêmement précise et détaillée avec un professionnel dans le dossier d’accessibilité, d’autre part, tous les éléments non concernés par ces dérogations doivent quant même être mis en conformité.

Alors n’ayons pas peur de le redire, le handicap ne se résume pas à une personne en fauteuil ! Il y a différents types de déficiences avec de grandes diversités pris en compte dans les critères de la loi pour l’accessibilité.

Il existe de nombreuses actions d’informations menées par les missions handicap des villes, les chambres de commerce, les associations, les conseils généraux et régionaux. Il est également possible de trouver les informations sur internet ainsi que tous les critères de la loi à appliquer. Évidemment dans tous les cas cela implique une démarche volontariste de la part du propriétaire de l’ERP qui doit solliciter ses organismes, trouver, rassembler et synthétiser l’information. Au delà du recueil d’information, ils posent alors la question de l’accompagnement dans les différentes étapes, du diagnostic à la constitution du dossier d’accessibilité lors du dépôt de la demande d’autorisation de travaux en passant par la faisabilité et l’évaluation des travaux. C’est à tous ses points que nous tentons de répondre dans notre atelier.

C’est bien connu l’homme travail toujours mieux dans l’urgence, mais dans le cas présent, il existe des délais incompressibles de plusieurs mois et notamment lors de la demande d’autorisation de travaux incluant l’examen du dossier par la CCDSA (Commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité).

Un délai qui peut largement s’allonger en cas de pièces manquantes ou de rejet du dossier par la commission.

Plus vite et mieux l’accessibilité est prise en compte, moins les erreurs et les coûts seront importants. En effet il est alors possible d’étaler le coût de la mise aux normes d’accessibilité sur plusieurs années et de faire coïncider la mise en conformité avec des travaux d’évolutions déjà prévus et nécessaires pour l’établissement.

Alors pour commencer, la loi ne laisse pas le choix. Les gérants d’établissements, pour ceux qui sont moins sensibilisés et surtout déjà très pris et investis dans leur métier, voient d’abord l’accessibilité comme une contrainte de temps, technique et financière.

Il est cependant possible de vivre la mise aux normes d’accessibilité de l’ERP aux personnes handicapées comme une véritable opportunité de développement.

D’abord, les clients/visiteurs/patients handicapés ne fréquentent pas plus l’établissement car celui-ci n’est tout simplement pas accessible. Ensuite, il faut savoir que les personnes handicapées, si l’on répond à leur besoin de sécurité et de confiance en l’environnement, sont des clients de grande qualité. Par ailleurs l’accessibilité de l’ERP apporte un véritable confort, source de satisfaction, aux personnes valides et aux seniors présentant des déficiences.

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Une responsable de la mission handicap d’une grande ville me disait récemment qu’il est important de souligner l’effort engagé et mené par la majorité des collectivités pour rendre accessible la voirie, les transports et les bâtiments communaux. Cependant, les personnes handicapées ne se déplacent pas uniquement pour se rendre dans des bâtiments communaux. Le tissu des établissements recevant du public est majoritairement composé d’établissements privés et notamment de 5ème catégorie et il peut être frustrant qu’une voirie soit totalement accessible si une personne handicapée n’est pas en mesure de se rendre dans les commerces, chez le médecin, à l’hôtel, au restaurant...etc.

Comme nous pouvons le constater dans notre métier et bien que la loi vise à remédier à cette situation, à 3 ans de l’échéance nous sommes loin de la mobilisation générale et un important travail de sensibilisation, d’information et d’accompagnement reste à faire pour ces ERP. Aussi, nous continuons avec passion et engagement notre travail sur cette phase amont.

Nous n’hésiterons pas à vous faire partager d’autres idées reçues ou remarques récurrentes si les réponses que nous y apportons permettent de vous donner quelques indications utiles.

18 commentaires

  • Par Quinton le 13 avril 2012 16:41

    Génial merci à vous

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  • Par Larate le 9 mai 2012 16:50

    Bonjour et merci de vos informations.

    Moi même gérant d’un restaurant (ERP niv.5), je souhaiterais savoir par ou commencer.
    En effet, comment puis-je auditer seul mon établissement en respectant les directives et ainsi me donner une idée du reste à faire pour rendre aux normes mon restaurant ?

    N’y a t’il pas des documents officiels relatant exhaustivement les choses à faire et à mettre en place à minima pour être en règle ?

    Merci de votre retour.

    Slts

  • Par capaccess.fr le 11 mai 2012 19:45

    Bonjour.

    Il existe en effet des documents officiels vous permettant de trouver tous les critères et notamment dans l’annexe 8 de la circulaire interministérielle du 30 novembre 2007 relative à l’accessibilité que vous trouverez sur lien suivant www.alehandicap.fr/downloads...
    Pour réaliser l’audit d’un établissement il faut appliquer une méthode de diagnostic et avoir assez de pratique pour passer correctement en revue l’ensemble des fonctions sur chaque zone, en tenant compte des 280 critères afin de générer un rapport d’analyse complet et efficace.
    Ce rapport d’analyse et préconisations est la base de travail pour évaluer les travaux et les coûts que peut engendrer cette mise aux normes. Vous pouvez ensuite planifier intelligemment les travaux pour optimiser vos coûts, faire des demandes de subventions, travailler sur les demandes de dérogations éventuelles et éviter les erreurs qui peuvent coûter cher.
    Ce que je veux vous dire, c’est que ces documents vous présentent les critères et vous donnent en quelque sorte les bons ingrédients mais ils ne vous donnent ni la recette ni ne vous garantissent que le résultat sera bon.

    En tant qu’ERP de 5eme catégorie vous n’êtes pas tenu de réaliser un diagnostic d’accessibilité, mais c’est une étape qui est fortement conseillée pour mener cette mise en conformité de la façon la plus digeste voir même, de transformer l’essai.

    Vous pouvez faire de l’accessibilité une formidable opportunité de développement en améliorant significativement la fréquentation de votre établissement. Il faut pour cela aller au delà du minima car vous avez tout a gagner à jouer un peu plus le jeu dès maintenant.

    En espérant avoir répondu à vos questions, n’hésitez pas nous contacter si vous souhaitez que nous vous expliquions comment mener ce projet dans les meilleurs conditions, obtenir des subventions et avoir un retour sur investissement.

    Cordialement,

    L’équipe Cap Access

  • Par sissi2607 le 16 mai 2012 08:09

    Bonjour,

    Je suis locataire, et esthéticienne au 1er étage d’une maison.Celle-ci est totalement à l’opposée de la nouvelle loi : un escalier commun, des petites cabines et un wc miniature. L’agrandissement aurait pour cause de tout détruire et tout refaire. Mon chiffre d’affaires n’est pas élevé, pas de bénéfices cette année encore et pas de salaire depuis 6 ans.
    En bref, mon activité est touchée de plein fouet par la crise.
    J’ai un bail 3,6,9. Ma propriétaire est-elle obligée de réaliser les travaux ou sont-ils à ma charge ? Si c’est le cas, j’ai fait un rapide calcul et il faudra que je travaille jusqu’à ma retraite pour payer un remboursement pour des travaux (de toute façon je pense que mon banquier va rire si je demande un prêt). Il existe dans notre métier des esthéticiennes qui se déplacent à domicile. Cela pèse t’il dans la balance sachant que j’ai déjà eu l’occasion de me déplacer lorsqu’une cliente en a eu le besoin.
    Je ne vois actuellement pas d’autre choix que de fermer mon entreprise, et trop juste financièrement cela entrainera surement la vente de ma maison. Peut on arriver à tout cela ?
    Merci de votre réponse car je suis extrêmement stressée et plutôt écoeurée de voir mon travail complètement anéanti.

  • Par capaccess.fr le 16 mai 2012 16:11

    Bonjour,

    Tout d’abord merci de nous interpeller ici et nous allons tenter de vous donner une réponse rassurante.
    La loi handicap n’a pas pour objectif de faire fermer les commerces de gérants qui travaillent dur pour essayer de gagner un tant soit peu de quoi vivre ou “survivre” dans ce contexte de crise.
    Croyez moi, les personnes handicapées elles mêmes regretteraient cette situation.
    La loi handicap n’est donc pas votre ennemie, elle vise simplement à lutter contre une injustice dont vous n’êtes absolument pas coupable. Vous allez simplement devenir actrice de l’amélioration de cette situation.
    Un premier point important à prendre en compte dans votre cas est que vous êtes locataire des locaux et la réglementation dispose que les travaux sont à la charge du propriétaire ou du gestionnaire de l’établissement recevant du public.
    En principe, si aucune clause du bail ne prévoit le contraire, les travaux d’accessibilité sont à la charge du bailleur. Mais il faut étudier le cas précis car vous pouvez être responsable par exemple du mobilier qui sert à pratiquer votre activité.
    Nous allons bientôt écrire un article sur ce sujet précis.
    Concernant les travaux de mise aux normes, il est possible de travailler sur différents leviers pour rendre vos locaux et services accessibles dans les limites techniques et financières.
    Tout d’abord ayez bien en tête que le handicap ne se résume pas à des personnes se déplaçant en fauteuil roulant.
    Vous devez donc tout faire pour que votre établissement soit en conformité sur les quatre types de handicaps (moteur, visuel, auditif, mental/psychique).
    L’idéal est de faire réaliser un diagnostic d’accessibilité de votre établissement afin d’avoir un état des lieux comme base de travail (identification des obstacles, préconisations, estimation des travaux) et de travailler ensuite sur ce qu’il est possible (et obligatoire) de faire et ce qui peut être sujet à dérogations.
    Plusieurs types de dérogations sont possibles dont :

    Impact sur l’activité ou disproportion financière entre avantages et inconvénients
    Impossibilité technique résultant de l’environnement du bâtiment

    Dans les deux cas il faut faire une demande de dérogations qui doit être étayée de façon détaillée et professionnelle sous peine de rejet du dossier lors de son passage en commission.
    L’obtention d’une dérogation, sur un point précis et ses conséquences, ne dispense pas de travailler sur les autres critères.
    Dans votre cas par exemple il est aisé d’imaginer que vous obtiendrez une dérogation pour la mise en place d’un ascenseur, mais cela ne dispense pas de mettre les escaliers aux normes (dimension des marches, barre de soutien, repères tactiles et visuels...).
    Enfin vous devez préparer un dossier d’accessibilité à présenter à la Mairie si vous faites une demande d’autorisation de travaux et à présenter lors d’une éventuelle visite de contrôle pour montrer tout ce que vous avez fait pour prendre en compte l’accessibilité. Dans ce dossier, vous pouvez spécifier qu’il est impossible de recevoir des personnes en fauteuil, mais que sur demande, vous pouvez fournir tous les services à domicile.

    Nous travaillons avec de nombreux commerçants et tous les cas de figures se présentent. aussi, n’hésitez pas à nous contacter pour nous en dire un peu plus sur la configuration de vos locaux. Nous pourrons également vous en dire plus sur les étapes à suivre pour que cette mise en conformité se passe dans les meilleurs conditions pour votre activité.

  • Par sissi2607 le 16 mai 2012 20:06

    Bonjour,

    Merci de votre réponse. Après encore une journée de réflexion et de discussions avec mes clientes, et compte tenu que mon bail s’arrête exactement le 5 mars 2015 soit 2 mois après la mise en obligation de la loi, et que c’est à ma propriétaire de faire les travaux, je pense que 2 solutions vont intervenir :
    - soit elle fait les travaux et augmente mon loyer déjà fort cher (735 €) et je ne peux me le permettre
    - soit elle rompt tout simplement le bail (et moi à sa place c’est ce que je ferais...)

    Mes clientes et moi même vivont cela comme une injustice même si je comprends vraiment l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Je trouve sur certain forum que malheureusement certaines de ces personnes n’ont pas de tolérance.

    Et comment recevoir des personnes qui ne peuvent peut-être même pas monter sur notre table de soin ???

    A quoi servent les esthéticiennes à domicile ???

    Dans certaines circonstances, cette loi va être extrêmement difficile à mettre en place et un peu de tolérance de la part des personnes à mobilité réduite nous permettrait aussi d’être également tolérants. Et apparemment d’après ce que j’ai pu lire ici et là, ils n’acceptent aucune tolérance.

    En tout cas, je vous remercie vivement à nouveau pour votre réponse trés rapide.

  • Par sissi2607 le 7 juin 2012 16:15

    Bonjour,

    Renseignements pris sur le bail et chez mon notaire, ce n’est pas au bailleur de faire les travaux mais bien au locataire (bail 3 6 9) donc à ma charge, et déménager parce que le local n’est pas aux normes n’est pas une cause de rupture de bail.

    De ce fait, il ne me reste plus qu’a enfreindre la loi, ou arreter mon activité...
    Je suis dans une toute petite commune et vu le peu de locaux commerciaux accessibles, le déménagement n’est même pas envisageable...

    Je vais donc proposer de me déplacer à domicile, en espérant que cela suffise.

  • Par julie le 17 juin 2012 20:58

    Bonjour,

    Je rachète la clientèle d’un cabinet de kiné courant 2013. Je serai locataire.
    Le cabinet se situe au 1er étage d’un immeuble de quatre étages en plein centre ville de Lyon, sans ascenceur. La clientèle est fidélisée depuis 30ans. Est-ce que je risque une amende ou sanction s’il n’y a pas d’ascenceur, sachant que la cage d’escalier est trop petite pour en installer un, et que le coût de tels travaux serait trop important au vu de mon activité ?
    Merci d’avance

  • Par capaccess.fr le 18 juin 2012 18:10

    La règle est simple, vous devez tout faire pour que vos locaux respectent les normes d’accessibilité sur les quatre familles de handicap.
    Une fois que tous les critères ont été passés en revue, vous pouvez faire une demande de dérogation sur les points vraiment bloquants, qui va suivre son cycle administratif et passer en commission d’accessibilité.
    Attention pas plus d’une dérogation (concernant uniquement l’impossibilité) et il faut un dossier bien étayé et justifié (impossibilité technique ou financière). Cette dérogation doit être accompagnée d’une solution de compensation (par exemple donner des soins à domicile). La décision dépend de l’avis de la commission (CCDSA) et de la Préfecture.
    On peut donc tout faire pour que le dossier ait les plus grandes chances d’être accepté en trouvant des solutions intelligentes, en remplissant correctement la notice d’accessibilité et en soutenant le dossier en commission, mais on ne peut préjuger de la décision.
    La meilleur approche à suivre est de faire réaliser un diagnostic d’accessibilité des locaux qui permettra d’avoir une idée précise dans travaux à réaliser et des coûts. Vous pourrez ensuite arbitrer sur la meilleur solution à suivre entre faire réaliser les travaux ou tout simplement changer de local.
    Si vous ne faite rien, vous serez en infraction et vous exposez en effet à de fortes amendes voir même à la fermeture administrative.
    Ne dramatisez pas, il existe de nombreuses solutions si vous vous y prenez à temps.

  • le 18 juin 2012 19:12

    Merci pour votre réponse. Savez-vous à qui je dois m’adresser pour faire réaliser un diagnostic d’accessibilité des locaux ?
    Merci d’avance.

  • le 26 juin 2012 00:24

    Bonsoir,
    Merci tout d’abord pour ce site plein de bonnes infos.
    Je rebondi sur la liste des 280points à vérifier pour un diag, savez-vous où est-ce qu’on peut trouver cette liste, et s’il existe un prix moyen pour faire faire ce type de diag ! exemple : commerce de 100m² à Strasbourg. A savoir qu’il n’existe pas de formation officielle pour les diagnosticeurs accessibilité handicap, existe-t-il une association reconnue ou comment faire appel à de bons diagnosticeurs sur Strasbourg par exemple ?
    En vous remerciant.

  • Par capaccess.fr le 28 juin 2012 11:48

    Bonjour,

    En réponse aux deux précédents messages, nous réalisons des diagnostics d’accessibilité des locaux de toutes tailles. je vous invite à parcourir le site internet qui abrite ce blog notamment la rubrique diagnostic d’accessibilité http://capaccess.fr/conseil-accessi...

    Nous pouvons intervenir sur tout le territoire, soit en direct, soit avec des partenaires sélectionnés sur des critères strictes pour réaliser des diagnostics de qualité.
    Ce qui est important dans le diagnostic, au delà d’un constat exhaustif des obstacles, ce sont les préconisations et les différentes hypothèses permettant de traiter les problèmes car l’estimation des coûts peut être totalement différente d’un scénario à un autre.

    Nous avons rencontré certain cas où le diagnostic à permis de définir qu’il était plus rentable de changer de local. D’autres cas ou les différents scénarios de compensation de dérogations ont tout simplement sauvé ou permis le lancement d’une activité.

    Il est facile de trouver la liste de tous les critères (lien dans la réponse du 11 mai à 19h45), mais réaliser un diagnostic de qualité et surtout rédiger un rapport complet incluant les préconisations et les estimations demande une pratique régulière et une certaine philosophie de l’accessibilité. Comme j’aime à le dire à mes clients, le rapport s’adresse aussi et surtout à la commission d’accessibilité en vous permettant de rédiger un dossier d’accessibilité ayant le plus de chances d’être accepté s’il intègre sérieusement et intelligemment l’accessibilité.

    N’hésitez pas à me contacter pour que je vous donne plus d’informations sur le déroulement d’un diagnostic et sa finalité et que je puisse également vous faire une estimation d’intervention.

    Bien cordiamement

    Jean-Philippe Chouika
    09 77 21 62 26
    06 77 59 77 05
    ou aller dans la page de contact du site internet http://capaccess.fr/contact-besoin-...

  • Par ropsi le 26 juillet 2013 14:50

    Bonjour, je suis surpris de l’argument de l’article consistant à dire que" les personnes handicapées sont des clients de grande qualité". Là n’est pas la question. La problématique était pour le paramédical : "je suis handicapé et je dois accéder aux soins" Cela s’est transformé en " je dois accéder au soin comme un personne valide". Hors une personne handicapé n’est pas une personne valide. Il eut été utile, certes pour les nouvelle constructions, de normaliser l’accés, mais surtout ne pas obliger pour les anciennes constructions de rendre obligatoire la norme. Les grandes communes , via la CPAM pouvait lister les cabinet ( médicaux et paramédicaux) accessibles. Ainsi toute personne handicapée trouvait alors l’accés aux soins sans problèmes. Vous rendez vous compte de la teneur des travaux, du coût pour peut-être recevoir 1 personne handicapées tous les 3 ans ! C’est une absurde décision bureaucratique. La prochaine étape est d’équiper par défaut les voitures de commandes de vitesse et de frein au volant obligatoire pour que les personnes paraplégique puissent accéder à toute les gammes de véhicule sans discrimination. Cela ressort du même raisonnement.
    Si une personne handicapée se présente dans mon officine, je ne manquerai pas de lui rappeler combien à couté cette normalisation rapporté au temps qu’il passera dans le cabinet, alors qu’il existe des cabinets récents ou il aurait pu se faire soigner tout aussi bien. Je serais alors enclin à exercer un dépassement d’honoraire hors normes pour exigence particulière.

  • Par Cap Access le 29 juillet 2013 17:22

    Bonjour,

    On peut comprendre aisément votre réaction étant donné le coût parfois important que peut engendrer cette mise aux normes d’accessibilité ou que l’on imagine que cela va coûter.
    Le problème dans notre pays comme en Europe en général, est le manque de place et l’ancienneté de nos constructions. Bien que cela fasse tout notre charme, se déplacer et accéder à des services devient un véritable parcours du combattant pour des personnes en situation de handicap.
    La particularité de la France est, depuis bien trop longtemps, de ne pas avoir intégré cette dimension d’accessibilité, à la différence de nombreux autres pays par exemple. Le réveil et donc bien plus difficile. Nous sommes un des rares pays à avoir une loi pour l’intégration des personnes handicapées et cette loi, qui peut être jugée contraignante, mais qui a le mérite d’exister, à également le mérite de proposer des tolérances adaptées aux bâtiment existants et des possibilités de dérogations.
    Croyez en notre expérience pour avoir accompagné de très nombreux gérants d’établissements ou de professionnels libéraux, il est possible de trouver des solutions optimisées et satisfaisantes pour ne pas mettre en danger votre activité ni diminuer vos revenus tout en répondant aux exigences d’accessibilité.
    Puisque vous utilisez l’exemple des véhicules aménagés, sachez qu’une personnes handicapées moteur, doit dans la majorité des cas auto financer l’adaptation de son véhicule, soit environ 10000€. Ce qu’on ne sait pas toujours, c’est qu’en devenant handicapé on risque aussi de devenir pauvre (perte ou baisse des revenus, coût des aménagements de son logement et de ses déplacements prohibitifs !).
    Votre idée de référencer les cabinets ( médicaux et paramédicaux) accessibles est bonne, mais d’une part une personne handicapée à d’autres aspirations que se déplacer uniquement dans un cabinet médical et d’autre part il faut favoriser la proximité des lieux accessibles afin de limiter les déplacements.
    Si une personne handicapée vient chez vous, c’est qu’elle a eu des difficultés à aller ailleurs dans un endroit neuf et pleinement accessible et non pour le plaisir de vous ennuyer.
    Cette loi à le mérite de vouloir atténuer le problème d’accessibilité du bâtit dans notre pays et la deuxième étape dans les années à venir sera certainement de favoriser l’accessibilité comportementale pour l’accueil du public handicapé.
    Comme je vous en faisais part, on a souvent peur de ce qu’on ne connaît pas et cette loi offre de nombreuses possibilités d’adaptation aux bâtiments existants si on en connaît toutes les subtilités.
    N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez un avis sur l’application de la loi dans votre local.

    Cordialement,

    Cap Access
    0977216226
    http://capaccess.fr/contact-besoin-…

  • Par Ropsi le 29 juillet 2013 18:24

    Vous reprenez mon exemple d’adaptation des véhicules automobiles. Oui, je sais que c’est un billet de 10000 pour l’adapter, je sais aussi que selon l’origine du handicap et sans assurances cela sera à la charge de la personne handicapé. Mais je sais aussi que vous ne verrez jamais une mesure se mettre en place pour obliger les constructeurs automobiles à fournir ce type de véhicule sans surcoût ? Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucun intérêt financier pour eux et leur lobby n’a pas vocation à faire perdre de l’argent à leur industrie. Par contre je sais que la mise aux normes va rapporter quelques milliards d’euros aux entreprises du bâtiment, dont les lobbies, eux, se trouve pris d’une soudaine empathie pour le monde des handicapés. Quant à l’argumentation qui consiste à dire que les handicapées ont "d’autres aspirations que de se déplacer uniquement dans un cabinet médical ", non, c’est irrecevable. Parti de se principe toute inaccessibilité devait être éradiquée. C’est vrai que c’est dans l’air du temps. Gommer les aspérités. On est tous pareil. On doit tous avoir les même accès. Tiens d’ailleurs pourquoi organiser des compétitions sportives "handysport". Car une personne handicapé sportive à "d’autres aspirations" qu’à participer uniquement à des compétions pour handicapés. Quant à la seconde étape dont vous parlez , "favoriser l’accessibilité comportementale pour l’accueil du public handicapé". Je peux vous dire que si hier j’étais spontanément enclin à aider une personne handicapé , demain si elle est face à une porte "normalisée" qu’elle ne compte pas sur moi pour la lui ouvrir. Quel meilleur des mondes vous nous préparez . "favoriser l’accés comportementale" . Ca me rappelle notre ministre de l’éducation qui compte sur l’école pour "changer les mentalités". IL y a un truc qui s’appelait l’éducation, le savoir vivre, mais rassurons nous , nous n’en n’aurons bientôt plus besoin, car on va aussi bientôt normer notre comportement. Pour info, j’ai décidé de supprimer les toilettes dans mon cabinet. Pourquoi ? Parce que si je les conserve pour ma patientel je suis obligé de les normaliser à mes frais et de perdre en confort de surface pour une personne handicapé qui utilisera mes toilettes 10 minutes tous les 3 ans . Donc grâce cette loi, plus de toilettes du tout. Et croyez bien que la société que j’ai déplacé pour devis ne m’a évidement pas informée que je n’avais pas obligation d’avoir des toilettes. Certainement par empathie pour le monde du handicap...

  • le 24 avril 2015 10:28

    Bonjour, propriétaire d’un établissement de Pole Dance, nous sommes situées au 4eme étage d’un immeuble ancien. Nous n’avons pas d’ascenceur et cela nous empêche donc d’avoir l’accessibilité dans notre établissement. Nous ne pouvons pas recevoir les personnes handicapées qui seraient en fauteuil. Mais nous n’enseignons pas notre discipline pour les personnes handicapées, nous ne sommes pas formées pour cela d’une, de 2 difficile de pratiquer nos disciplines lorsque l’on est handicapé physique. Nous comprenons que l’handicap regroupe plusieurs types d’handicaps mais nous demandons aux personnes qui viennent s’inscrire chez nous d’être apte à la pratique d’une activité sportive. Quels sont nos recours s’il vous plait, nous sommes perdues avec tout cela ?
    Merci

  • le 19 septembre 2015 17:23

    Mon bail se termine en 2017, suis je obligée de me mettre en conformité ?
    Merci beaucoup

  • Par Youn le 26 septembre 2015 20:43

    Vu les fautes d’orthographe et d.accord du texte initial "les idées reçues..."a t-il ete rédigé par un handicapé... Des neurones ?

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